Aujourd’hui, c’est visite chez COTTON, vous verrez c’est un des plus belles caves du Beaujolais m’a-t-on dit…

Village de St Lager, après quelques virages au pied du Mont Brouilly, c’est ici. La cour ouverte sur la vallée vous offre le Mont Blanc par beau temps. Vous êtes arrivés au Domaine SANVERS-COTTON. Evelyne SANVERS et Guy COTTON sont les parents de Pierre qui gère maintenant 10 hectares dont 5 sur l’appellation Côte de Brouilly, avec des projets plein la tête. Il est à l’épicentre d’une zone de 30 hectares où lui et ses voisins, notamment le Domaine DUPRÉ-GOUJON, n’utilisent pas d’insecticides mais des dispositifs de confusion sexuelle pour lutter contre le ver de la grappe. La conversion en Agriculture Biologique est amorcée.

Pierre nous présente les pierres bleues si caractéristiques de la Côte de Brouilly qui représentent deux tiers de l’appellation. Une veine de cette roche silicieuse traverse une de ses vignes pour donner la cuvée Les Grillées. Plus loin, des rondins de bois sont agencés méthodiquement en travers des fossés. C’est le résultat d’un partenariat entre le Domaine et la MFR locale de La Petite Gonthière pour atténuer l’érosion. Puis, Pierre nous désigne les différentes limites de parcelles où il compte replanter des haies en association avec les chasseurs du village. Au loin, en contrebas, on distingue l’une des rares arêtes de calcaires où il estime pertinent de faire du blanc dans le Beaujolais. Pierre y travaille 30 ares pour une cuvée confidentielle.

Il explique tout ceci en dévalant quelques marches débouchant sur une immense cave de 50m mais vide de tonneau. Stupeur.

  • “Mais où est le vin ?
  • Dans la deuxième moitié de la cave, je vais vous montrer. Ici on organise des concerts avec le Festival Dézing, des marchés nocturnes…J’adore recevoir !”

C’est effectivement une immense et magnifique cave dont la seconde moitié abrite foudres et barriques. Au fil de la dégustation, les vins se révèlent à l’image du vigneron : modestes, entiers et droits. Enfin, Pierre vous parle de son aïeul. Joseph SANVERS a estampillé ses premières bouteilles à son nom en 1856.

Ce dernier ignorait sûrement que les générations se succéderaient dans ce lieu magnifique pour perpétuer le métier de vigneron. Mais au fond, nul ne sait ce que l’avenir lui réserve. Laissons le temps au temps : qui aurait pu deviner que l’étudiant en mécanique qu’était Pierre devienne un jour le Vigneron reconnu qu’il est devenu  ?

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